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5 mars 2007

Délibération démocratique et ontologie sociale

Ma marotte du moment :

Les théoriciens de la démocratie s’appuient, implicitement ou explicitement, sur des ontologies sociales, c’est-à-dire sur une conception de la relation constitutive entre individus et groupes sociaux. Cet article met en évidence l’ontologie sociale « individualiste » implicite dans les sondages d’opinion délibératifs de James Fishkin pour ensuite proposer une alternative : l’ontologie sociale « relationnelle ». L’article examine la façon dont ce second type d’ontologie sociale modifierait les principes et les mécanismes délibératifs, de même que les coûts en légitimité qu’impliquerait la mise en question de l’individualisme normatif. En particulier, le passage d’une ontologie sociale individualiste à une ontologie sociale relationnelle place au centre des théories de la démocratie des analyses controversées du pouvoir et de l’oppression. Je suggère que cette politisation est nécessaire pour que les approches délibératives soient adéquates tant au type d’êtres que nous sommes qu’aux rapports de force sociaux dans lesquels nous nous mouvons. Sans cette politisation, la démocratie délibérative ne pourrait pas davantage répondre aux exigences de la justice démocratique.

David Kahane, Délibération démocratique et ontologie sociale

11 janvier 2007

La construction de la réalité sociale : introduction

Ce billet et les suivants constituent une lecture suivie de l'ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS par la suite) du philosophe américain Searle : je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de deux entrées par semaine. Ces notes seront regroupées sous le mot-clé ontologie sociale.

Pour qui a pu prendre du recul par rapport à ces fêtes de fin d'année, à ces repas, à ces cadeaux, à ces souhaits de bonne année, bref, à tout un ensemble de pratiques, une question obsédante se pose : comment tout ceci fonctionne-t-il ?

Le problème posé par Searle s'énonce plus clairement et plus simplement :

Comment peut-il y avoir un monde objectif d'argent, de propriétés foncières, de mariages, de gouvernements, d'élections, de matches de football, de soirée mondaines, et de cours de justice, dans un monde entièrement constitués de particules physiques dans des champs de force, et dans lequel certaines de ces particules s'organisent en des systèmes qui sont des animaux biologiques conscients, tels que nous ?

  • l'auteur a l'impression que cette question n'a pas été abordé chez les sociologues (Weber, Simmel, Durkheim)
  • il pense qu'ils n'avaient pas les instruments nécessaires que sont une théorie des actes de langage, des performatifs, d'intentionnalités, de l'intentionnalité collective, du comportement régi par des règles, etc.

Le livre est composé de neufs chapitres. Les cinq premiers développent une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, le sixième concerne la conception de l'Arrière-plan, le septième et le huitième discutent de la question du réalisme et le dernier défend la théorie correspondantiste de la vérité.

La construction de la réalité socialeLa table des matières détaillée :

  1. Les pierres de construction de la réalité sociale
    • Le fardeau métaphysique de la réalité sociale
    • La structure invisible de la réalité sociale
    • L'ontologie fondamentale
    • L'objectivité et notre conception contemporaine du monde
    • La distinction entre les caractéristiques intrinsèques du monde et les caractéristiques relatives à l'observateur
    • L'assignation de fonction
    • L'intentionnalité collective
    • Les règles constitutives et la distinction entre faits bruts et faits institutionnels
  2. Créer les faits institutionnels
  3. Le langage et la réalité sociale
  4. La théorie générale des faits institutionnels. Première partie : itération, interaction et structure logique
  5. La théorie générale des faits institutionnels. Deuxième partie : création, maintien et hiérarchie
  6. Les aptitudes d'Arrière-plan et l'explication des phénomènes sociaux
  7. Le monde réel existe-t-il ? Première partie : attaques contre le réalisme
  8. Le monde réel existe-t-il ? Deuxième partie : peut-on donner une preuve du réalisme externe ?
  9. Vérité et correspondance

J'aimerai me servir de cette note pour en créer de nouvelle sur d'autres notions gravitant autour de ce thème et je l'étofferai par la suite. Liens sur l'ontologie sociale (à compléter et à lire) :

4 janvier 2007

Les institutions sociales

Le terme d'« institution sociale » est assez obscur, que ce soit dans la langue ordinaire ou dans la littérature philosophique. Toutefois, la sociologie contemporaine semble parfois plus consistante dans les usages de ce terme. Typiquement, les sociologues contemporains emploient le terme pour se référer aux formes sociales complexes qui se reproduisent elles-mêmes, tels que les gouvernements, la famille, les langues humaines, les universités, les hôpitaux, les entreprise et les systèmes légaux.

Social Institutions

2 janvier 2007

Écrire pour le Web

Un titre racoleur pour le brouillon d'un billet qui sera publié plus tard. Il n'y plus de ratures sur les carnets Web.

Notes de lecture sur Searle.

Ce billet et les Ce qui suit et les billets suivants consituent constituent une lecture suivie de l'ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS par la suite) du philosophe américain Searle. maintenant que le froid est revenu, : je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de 2 deux entrées par semaine. Ces notes Je regroupe Cces notes seront regroupées sous la catégorie de le mot-clé l' ontologie soicale soicale sociale. ou mésoscopie

Pour qui a pu prendre du recul par rapport à ces fêtes de fin d'année, à ces repas, à ces cadeaux, à ces souhaits de bonne année, bref, à tout un nsemble ensemble de pratiques, une question obsédante se pose : comment tout ceci fonctionne-t-il ? (trop rhéthorique creux)

Le problème posé par Searle dans son ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS) s'énonce plus clairement et plus simplement : Trouver la référence

Comment peut-il y avoir un monde objectif d'argent, de propriétés foncières, de mariages, de gouvernements, d'élections, de matches de football, de soirée mondaines, et de cours de justice, dans un monde entièrement constitués de particules physiques dans des champs de force, et dans lequel certaines de ces particules s'organisent en des systèmes qui sont des animaux biologiques conscients, tels que nous ?

Simplicité du problème

  • l'auteur a l'impression que cette question n'a pas été abordé trouvé de réponses dans la chez les sociologues (Weber, Simmoel, Durkheim)
  • il pense qu'raison :ils n'avaient pas les instruments nécessaires que sont une théorie des actes de langage, des performatiffs, de s intentionnalités, de l'intentionnalité collective, du comportement régie par des règles, etc.

Ce billet et les Ce qui suit et les billets suivants consituent constituent une lecture suivie de l'ouvrage.

maintenant que le froid est revenu, je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de 2 entrées par semaine.

J'ai toujours été saisi par n'importe quels produits dans un supermarché et toute la chaîne qu'il fallu. saisi par l'ambiance de Noël : comment tout ceci fonctionne-t-il ?

commençons.

présenter le pb et les moyens de le résoudre.

présenter la table des matières.

Le livre est composé de neufs chapitres. Les cinq premiers développent une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, le sixième concerne la conception de l'Arrière-plan, le septième et le huitième discutent de la question du réalisme et le dernier défend la théorie correspondantiste de la vérité.

La table des matières détaillée :

  1. Les pierres de construction de la réli réalité sdociale
  2. Créer les faits institutionnels
  3. Le langage et la réalité sociale
  4. La théorie générale des faits institutionnels. Première partie : itération, interaction et structure logique
  5. La théorie générale des faits institutionnels. Deuxième partie : création, maintien et hiérarchie
  6. Les aptitudess d'Arrière-plan et l'explication des phénomènes sociaux
  7. Le monde réel esxiste-t-ilo ? Première partie : attaques contre le réalisme
  8. Le monde réel existe-t-il ? Deuxième partie : peut-on donner une preuve du réalisme externe ?
  9. Vérité et correspondance

J'aimerai me servir de cette note pour en créer de nouvelle sur d'autres nortions gravitant autour de ce thème et je l'étofferai par la suite.et j'y reviendrai (peu clair non ?)

liens croisés : se servir de la note pour d'autres notions (ex: les faits, avec lien vers document)

référence de l'ouvrage

retrouver Searle/Smith (traduction ?)

Liens sur l'ontologie sociale (à compléter et à lire) :

9 mai 2006

Les objets sociaux

En citant récemment un numéro de la revue Philosophiques, je me suis pris à relire cet article, toujours avec autant de plaisir :

Comment rendre justice, d'un point de vue ontologique, à la complexité ? Comment, plus précisément, des personnes distinctes, comme vous et moi, se réunissent-elles en des touts sociaux divers (comités, équipes, bataillons, réunions, conversations, joutes) ?

Barry Smith, Les objets sociaux.

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